Manger durable pendant les vacances

Publié le 07.09.2017 par Victor
classé dans : Anecdotes

Cette année encore j’ai échoué à manger durable pendant les grandes vacances !

Trop de bière, pic de consommation de viande à BBQ, montagnes de chips aux picnic…

Pendant l’année (scolaire) ce n’est bien sûr pas évident mais au moins on peut se reposer sur des habitudes : mon répertoire de magasins habituels, mes horaires de repas classiques, mes listes de courses un peu standard, les saisons qui rythment mes achats de légumes… Mais quand les repères vacillent, tout fout le camp !

Pourtant je passe mes vacances en France, où les options alimentaires sont un peu les mêmes que dans notre plat pays. A froid, deux semaines après être rentré, je me suis amusé à faire la liste de tous les obstacles au manger durable pendant les vacances avec à chaque fois ma petite expérience personnelle :

1/ de loin le pire de tous : la formule ALL-INCLUSIVE
Pour moi, c’est clair je la fuis comme la peste (ne serait-ce que pour le gâchis abyssal des buffets). On choisit des formules où on a la maîtrise de la cuisine !

2/ la prédisposition mentale au lâchage : j’entends par là que tu vas acheter des trucs que jamais tu prendrais dans un état d’esprit moins consumériste. Genre tu craques pour la tarte fine aux abricots dans un hypermarché. C’est marrant parce que sur la période de Noel, Saint Nicolas je suis beaucoup plus imperméable à la consommation, aux excès de cadeau et de bouffe, mais la prise de conscience sur l’été est beaucoup plus laborieuse…

3/ la tentation : les commerçants font tout pour me tenter. L’hypermarché du littoral qui déroule son plan tentation pour les gogos dans l’allée centrale… Dans le genre vicieux tu as aussi la « SPECIALITE REGIONALE », qui malheureusement est beaucoup plus moralement, et éthiquement acceptable que le all-inclusive. La spécialité régionale c’est un peu comme le « made-in » il suffit que le design soit fait ici pour que ce soit « local » mais bien sûr les ingrédients viennent de chez MAKRO…

4/ la cohabitation : souvent on part avec des amis ou la famille et donc il faut trouver des compromis.
Bah oui, J’y peux rien si mon neveu de 13 ans adore le chorizo…

5/ le pouvoir en cuisine : à la maison rien de plus simple, je cuisine pour ma famille nucléaire et je prends les décisions (avec des degrés variables d’implication du conjoint n’est-ce pas…). Mais quand tu te retrouves à deux boss, toi et ta sœur en reconversion professionnelle dans l’horeca, il faut
accorder les violons. Ou alors ton beau-père et sa cuisine façon brasserie, plats en sauce…

6/ l’alcool. Dans mon cas ma consommation de bière monte en flèche pendant l’été. Alors apéro ou
pas apéro ?

7/ les équipements. Comment les proprios ont pas mis d’extracteur de jus dans la location ? Par contre le BBQ lui est bien là et te fais de l’œil…

Promis l’an prochain je rédige cet article fin juin ! oups…